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Articles parus dans le journal LE CHIRURGIEN DENTISTE DE France du 8 octobre 1981- n°128

DENTISTES VOLONTAIRES EN ISRAEL, par Chantal BAUDIN

L’ASSOCIATION « DENTISTES VOLONTAIRES EN ISRAEL » est née il y a un an. Le Dr Jacques Ciépielewski,  chirurgien-dentiste à Paris, est, avec les docteurs Christian Bat-Genstein, Armand COHEN et Nicole MARX, un de ses co-fondateurs. Il retrace pour nous l’historique de sa création, et nous explique les problèmes que connaissent actuellement l’organisation des soins dentaires et la couverture sociale en Israël.

Comment cette idée de volontariat a-t-elle vu le jour ?

C’est une longue histoire. Disons qu’en allant rendre visite à une parente de ma femme qui s’occupait beaucoup d’œuvres sociales en Israël,  j’ai eu l’occasion de voir le pays et ses habitants tout autrement que si j’étais descendu en simple touriste dans un hôtel. Sur le terrain, j’ai pu me rendre compte de l’état dentaire de la population, tant il est vrai que même en vacances, on ne se départit pas de son « œil professionnel ». Je me suis donc renseigné et appris, que pour des raisons inhérentes à l’organisation des soins dentaires  là-bas – problèmes financiers, et nombre insuffisant de praticiens entre autres -, beaucoup de gens n’avaient pas la possibilité de se faire soigner. Mais l’idée de volontariat qui m’est venue à ce moment-là n’a pas mis moins de cinq ans et un nombre incalculable de démarches, avant de se concrétiser.

Pour reprendre les choses depuis leur origine, j’ai été un des co-fondateurs d’Alpha-Oméga France. Cet organisme, créé il y a quelques 80 ans aux Etats-Unis, était à l’origine une fraternité calquée sur le modèle des nombreuses fraternités que l’on rencontre sur les campus américains. Association de solidarité et d’entraide pour les étudiants juifs en chirurgie dentaire, elle s’était donné pour but, au début, de les protéger des discriminations auxquelles ils étaient en butte. Les années passant, ses structures se sont considérablement affermies, ses objectifs se sont multipliés, et son influence s’est accrue aux Etats-Unis mêmes et dans le monde entier.

Il y a 28 ans, elle a fondé l’Université dentaire de Jérusalem, Hadassah. Et quelques années plus tard, elle s’est installée en France. Sollicité à ce moment-là, j’ai accepté cette responsabilité à condition qu’elle m’aide à créer un organisme de volontaires en Israël. Alpha-Oméga a soutenu ce projet. Mais c’est pour dynamiser son développement que 3 volontaires et moi-même avons créé D.V.I. association Loi 1901, qui a donc essentiellement pour but de recruter des chirurgiens-dentistes volontaires pour aller travailler en Israël, et d’organiser des échanges universitaires avec la France.

Mais toutes ces péripéties et toute cette  bonne volonté, n’auraient été que lettre morte si je n’avais pas rencontré une israélienne exceptionnelle de dévouement, Trudi Birger.

Et cette femme qui allait tout mettre en œuvre pour vous aider, n’était même pas elle-même chirurgien-dentiste ?

Non, effectivement, elle était biologiste, mais depuis plusieurs années, elle avait cessé toute activité professionnelle pour ne se consacrer qu’à la promotion d’œuvres sociales en Israël. Nous l’avons rencontrée il y a 4 ans dans le cadre d’un congrès de l’Association Dentaire Française. Elle venait expliquer aux membres d’Alpha-Oméga ce qu’était le « Meshulash » (le triangle) société d’entraide déjà créée par les praticiens israéliens, et solliciter leur aide.

Vous pensez bien qu’entre elle et moi qui étais là pour leur demander la même chose, l’étincelle a jailli immédiatement. A partir de là, nous avons établis des contacts suivis, et c’est grâce aux relations qu’elle a en Israël, et à son dévouement incroyable, qu’un premier contingent de chirurgiens-dentistes français a pu se rendre bénévolement en Israël pour y travailler dans un premier temps, dans deux centres dentaires scolaires de Jérusalem qui étaient alors au nombre de 20.

Du 15 juillet au 30 septembre nous avons soigné quelque 1200 dents. Cette expérience, qui était la première du genre, s’est avérée pleinement positive.

Grâce à Trudi Birger, nous sommes devenus crédibles, et le Maire de Jérusalem s’est déclaré prêt à nous faciliter la tâche.

Assez paradoxalement, la profession médicale connaît une véritable pléthore en Israël, alors que le nombre de chirurgiens-dentistes est largement insuffisant. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Je ne l’explique pas. Mais le ministre de la Santé israélien n’en a pas décidé pour autant de brader la formation dentaire, et les chirurgiens-dentistes qui sortent actuellement sont d’un niveau excellent. Il n’existe que deux écoles dentaires, l’une à Jérusalem et l’autre à Tel-Aviv et elles ne forment en tout et pour tout qu’une centaine de praticiens par an. Ce qui fait que, pour une population globale de 3 millions et demi d’habitants, la démographie professionnelle est largement déficitaire, et le problème va même en s’aggravant et la moitié des chirurgiens-dentistes israéliens ont aujourd’hui 50 ans ou plus, et chaque année un nombre sensiblement égal à celui des praticiens formé cesse son activité. Leur répartition sur le territoire est enfin très inégale, et on peut dire que dans certaines zones de 50.000 habitants ou même plus, il y a à peine un chirurgien-dentiste.

L’immigration de praticiens est-elle inexistante ?

Pratiquement. Son influence est en tous cas très faible, et elle pose en fait plus de problèmes qu’elle n’en résout car toute l’immigration russe en particulier a fait entrer en Israël des chirurgiens-dentistes qui n’en avaient que le titre, et auxquels il a fallu redonner une formation de 3 ans avant qu’ils ne soient véritablement opérationnels.

Enfin, l’idée qui prévaut en Israël n’est pas de former des praticiens à tout prix, mais de mettre en œuvre une véritable politique de prévention d’une part et d’adjoindre aux chirurgiens-dentistes des équipes d’auxiliaires d’autre part.

Qu’entend-on par auxiliaire ?

Le modèle suivi est en l’occurrence le modèle américain qui consiste à former des hygiénistes et des auxiliaires dentaires. Les hygiénistes feront de la prophylaxie, des nettoyages, des imprégnations de fluor, et enseigneront l’hygiène et la diététique.

Les auxiliaires seront quant à elles, chargées des prises de moulages, des radiographies, de la condensation d’amalgames, de la mise en place de la digue, etc…bref, des gestes qui sont réversibles, et non pas des actes tels que l’injection d’anesthésiques, la chirurgie ou la taille des cavités. Et c’est grâce à la formation de ce personnel que les autorités compétentes espèrent permettre aux praticiens de se consacrer à un nombre plus important de patients.

Cette formation de personnel auxiliaire a-t-elle déjà dépassé le stade de projet ?

Oui, puisqu’une deuxième promotion d’hygiéniste va sortir cette année de l’Université dentaire d’Hadassah.

Je souhaite d’ailleurs en avoir une à demeure dans notre Centre de Jérusalem, car ce n’est que par le biais de la prévention que nous pourrons attaquer le problème à la base.

Venons-en maintenant à la couverture sociale. Si les soins médicaux sont remboursés intégralement, ce n’est pas du tout le cas pour les soins dentaires. Pourquoi ?

Il s’agit en fait d’une législation héritée du mandat britannique. Il est bien évident qu’ils sont destinés à être remboursés intégralement à l’avenir. Mais le budget que cela nécessite est considérable et pour le moment le pays doit faire face à des problèmes plus graves encore.

On peut donc dire qu’il y a des cabinets libéraux inaccessibles aux israéliens ?

Non, on ne peut pas dire cela. Ils sont accessibles à la plupart des gens à l’exception près qu’il y a trop de demandes par rapport aux offres disponibles.

Etant donné le nombre de praticiens, faire partie de la clientèle d’un cabinet est presque considéré comme un privilège. Et il n’est pas rare de voir certains personnes qui ont déménagé, se déplacent de très loin, pour continuer à se faire soigner par le même praticien.

La clientèle des cabinets libéraux étant pléthorique, quelles sont les autres structures de soins existantes ?

Il existe d’une part les dispensaires de la kupat Holims, qui est en quelque sorte la sécurité sociale.

Tous les israéliens y ont accès à condition  d’accepter de figurer sur une liste d’attente qui est parfois trop longue et de payer la somme modique de 20- 25 frs par séance. Aussi minime soit-elle, cette somme représente quand même beaucoup d’argent pour toute une couche de la population déshéritée. D’autre part, il ne faut pas oublier de parler des centres de santé scolaires qui sont au nombre de 20 à Jérusalem.

Ils avaient pour but, à l’origine, de soigner gratuitement les enfants des écoles pendant plusieurs années de leur scolarité. Puis, devant les difficultés budgétaires, les activités ont été restreintes à une année scolaire.

Tout ceci fait donc, que faute de moyens, ou de praticiens, de nombreux israéliens ne peuvent avoir accès aux soins dentaires. Et c’est là qu’intervient votre association.

Oui, et malheureusement pour une question de moyens aussi, il a fallu concentrer nos effectifs essentiellement sur les enfants de familles défavorisées. Nous oeuvrons en la matière en accord total avec le Ministère de la santé, le 1er ministre, la Municipalité de Jérusalem et nos confrères israéliens.

Justement, à ce propos, on pourrait penser qu’avant de faire appel à l’extérieur, les praticiens israéliens auraient pu tenter de mettre sur pied une  organisation semblable ?

Mais c’est ce qu’ils ont fait, et ils ne nous ont pas attendus pour tenter de chercher une solution à ce problème, en apportant leur aide à la population défavorisée.

La profession a créé, depuis plusieurs années déjà, ce mouvement dont je vous ai parlé tout-à-l’heure, le « Meshulash ». La plupart des chirurgiens-dentistes israéliens en font partie, et ils ont accepté par là-même de soigner gratuitement et intégralement  dans le cadre de leur pratique quotidienne, un cas social, et d’en accueillir un autre, quand les soins du premier sont terminés.

Les personnes sont donc soignées dans le contexte du cabinet avec des rendez-vous comme les autres patients.

Et hormis les frais de prothèses et autres frais de laboratoires qui sont pris en charge par la Municipalité, tout le reste est assuré par le praticien.

Après le premier contingent des 6 chirurgiens-dentistes qui sont allés dans deux centres scolaires vous avez donc installé votre propre Centre à Jérusalem. Mais je pense que tout ne s’est pas réglé d’un coup de baguette magique ?

Non, loin de là. Pour le premier essai, nous avions dû tout financer nous-mêmes : voyage, hôtellerie, restauration. Les frais qu’entraîne le voyage ne sont pas insurmontables. D’autre part, en Israël, la nourriture n’est pas chère. Restait le problème d’hébergement.

C’est alors que le directeur des soins dentaires du Ministère de la Santé, le Dr Moshé KELMAN, nous a pratiquement mis en demeure de créer notre propre Centre. Trudi Birger s’est mise en quête et a trouvé une villa que les Domaines Israéliens ont accepté de nous louer. Puis il a fallu tout aménager.

Qui a financé tous ces travaux ?

Pour une part, une œuvre d’entraide française pour les familles défavorisées en Israël du nom de Siona et pour une autre part, de dons de généreux donateurs.

Avez-vous trouvé d’autres aides ?

Oui, et je peux même dire qu’une véritable chaîne de solidarité s’est créée.

En Israël, l’entrepreneur a diminué le montant de son devis ; une grande société de matériel dentaire en France nous a offert deux équipements, et nous avons pu en acquérir deux autres à un prix avantageux, grâce à un transporteur et un transitaire compréhensif, tout ce matériel a pu être transporté et installé gratuitement. Pour la première fois de son histoire, le gouvernement israélien nous a consenti une remise des douanes. Et enfin un grand laboratoire pharmaceutique français subvient à tous nos besoins en la matière. Il nous suffit de lui passer commande de ce dont nous avons besoin.

C’est donc un centre dentaire ultra-moderne, avec quatre fauteuils installés selon le concept de l’open-space.

Le problème matériel étant presque réglé il vous faut maintenant des volontaires. Comment leur travail se présente-t-il ?

Ils ne travaillent que le matin, car malheureusement, pour le moment du moins, nous n’avons pas les moyens d’employer des assistantes toute la journée.

La semaine de travail commence le dimanche et se termine le vendredi. L’après-midi est totalement libre et les praticiens qui s’y sont rendus vous diront eux-mêmes que les activités proposées et les invitations ne manquent pas.

Deux confrères et leurs épouses, avec un enfant chacun, peuvent être logés au Centre.

Nous disposons également d’un grand appartement en Ville susceptible d’héberger une grande famille ou même deux couples d’amis, qui est mis à notre disposition par la Municipalité.

Si l’on fait le compte, à raison de 15 jours chacun, il nous faudrait une centaine de praticiens. Cette année par exemple, nous n’en avons eu qu’une cinquantaine (dont des belges et des américains).

J’ajoute enfin que les problèmes matériels ne sont pas tous réglés.

Certains équipements comme par exemple un stérilisateur à vapeurs d’alcool nous serait fort utile, ainsi que des dons réguliers de denrées consommables : fraises, miroirs, amalgames, composites etc…dont la charge financière devient vite pesante.

Le principe même du bénévolat et de la prise en charge de la plupart des dépenses en effraie peut-être certains ?

Comme je vous l’ai dit, la seule charge importante est le voyage lui-même. Mais il existe plusieurs compagnies de charters qui l’assurent à un coût réduit, et la compagnie aérienne israélienne  accorde des conditions spéciales à nos volontaires. De plus, sur place de nombreuses facilités leur sont offertes : accès à la plage et au parc splendide du Hilton, excursions touristiques moins chères, places de spectacles offertes par la Municipalité, séminaires gratuits à l’Université Hadassah etc…

N’envisagez-vous pas cependant, si les conditions s’améliorent, de prendre en charge le voyage ?

Je ne pense pas que cet aspect soit primordial. Je crois même qu’il faut éviter ce genre de solution car ce ne serait plus du volontariat, mais de l’assistanat et le but humanitaire risquerait bien vite de se transformer en but touristique.

Outre le fait que si un jour, l’argent n’est plus une source de préoccupation pour nous, nous trouverons toujours à l’employer car les besoins sont considérables.

J’ai la faiblesse de penser qu’à l’époque de facilités où nous vivons seules les valeurs de dépassement peuvent rendre à notre vie les perspectives humanitaires dont elle a besoin.

La générosité et la fraternité, ne sont pas de vains mots et comme tout cadeau, apportent autant à ceux qui les donnent qu’à ceux qui en bénéficient.

Je suis sûre que nombre de vos confrères en sont conscients et sauront répondre à votre appel.

Pour tous renseignements, s’adresser à Armand COHEN, secrétaire général D.V.I….

UNE EXPERIENCE ENRICHISSANTE

Les Docteurs TOLEDANO et BENSA de Dijon sont du nombre des volontaires qui ont déjà travaillé dans le centre D.V.I.- Siona de Jérusalem. Ils en sont revenus enchantés.

Comment avez-vous appris l’existence de D.V.I ?

Tout simplement par un confrère dijonnais qui est allé travailler un mois en Israël pendant les vacances pour cette organisation. Ayant été ravis de cette expérience, ils ont demandé au Dr Ciépielewski et Armand Cohen de venir nous en parler à la Maison Dentaire de Dijon.

Vous y êtes donc partis tous les deux 15 jours 

Oui, il faut préciser que c’est la période minimum car en moins de temps, on ne pourrait rien entreprendre de correct en moins de 15 jours.

Il s’agit je crois d’un bénévolat complet ?

Effectivement, les frais de voyage et de séjour sont à la charge du volontaire. Mais le logement est assuré.

Dans le centre dentaire même à Jérusalem, il y a deux studios équipés chacun pour accueillir deux couples avec un enfant chacun.

Et la Municipalité met  un appartement à la disposition de D.V.I.

L’organisme nous demande aussi d’apporter un peu de matériel, si on veut.

 

Pourquoi ? Le matériel est insuffisant ?

Non, pas exactement. Mais le petit matériel vient augmenter les stocks existant et permet également de ne pas perdre de temps sur place, à s’adapter à des instruments dont on n’a pas l’habitude. Mais l’équipement existant est parfait. Les units sont ultra-modernes et les conditions de travail sont excellentes.

Pour les quatre fauteuils existant, il y a quatre assistantes mises à notre disposition par la Municipalité de Jérusalem.

Qui soignez-vous au centre ?

 Uniquement des enfants de familles défavorisées et en particulier les enfants des quartiers les plus pauvres de Jérusalem sans distinction de religion. Ils nous sont envoyés par les assistantes sociales.

J’imagine que vous voyez beaucoup d’enfants par jour ?

Non, justement et c’est en ceci que réside l’intérêt. Le but est de faire de la qualité pas de la quantité. Il ne servirait à rien de traiter beaucoup d’enfants à la va-vite. Ils auront besoin de traitement quinze jours après. Non, si un enfant a besoin d’un traitement qui dure une heure, on lui accorde une heure et on lui fait un travail durable. Encore une fois, les conditions de travail ne diffèrent en rien de ce que nous connaissons dans nos propres cabinets.

Les enfants ont des rendez-vous et nous en soignons 10-12 par jour.

Mais en quinze jours, vous n’avez pas le temps de terminer les soins entrepris.

Si, car si nous le voulons, et que plusieurs séances sont nécessaires pour terminer des soins, nous le faisons.

Quand un enfant vient au Centre, nous faisons un état des soins à prodiguer et nous nous organisons pour le voir autant de fois que nécessaire, pour terminer son traitement.

 

Pratique-t-on des traitements d’orthodontie ?

 Non, bien sûr.

Le fait de ne pas parler la langue vous a-t-il gêné ?

 Oui, sûrement. Les assistantes ont beau être bilingues, il est assez frustrant de ne pas pouvoir communiquer directement avec les enfants.

Quand vous y êtes allés, les quatre fauteuils du Centre étaient-ils occupés ?

 Oui, mais nous savons qu’il y a un afflux de demandes pendant les vacances scolaires. Il faut préciser que le Centre ne ferme jamais, car la Municipalité met à notre disposition un chirurgien-dentiste rémunéré par elle.

Quelles ont été les motivations qui vous ont amenés à tenter cette expérience ? Êtes-vous prêt à renouveler cette expérience ?

 Nous sommes allés en Israël, essentiellement pour soigner des enfants et visiter le pays. Et travailler dans un pays est le meilleur moyen de le connaître vraiment.

Enfin sans « cracher dans la soupe » l’absence de lien  d’argent transforme tout de même considérablement la pratique. Et la reconnaissance que nous manifestent les enfants et leurs parents, est le plus beau des cadeaux. Et si nous voulions passer toutes nos soirées dehors, nous aurions pu le faire. Et dès notre arrivée, des femmes qui n’étaient pas femmes de chirurgiens-dentistes, se sont proposées pour faire visiter Jérusalem et ses environs à nos femmes, et les accompagner au théâtre, aux concerts et aux spectacles.

Alors le bilan est totalement positif. Et nous sommes prêts à y retourner.